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Chronologie de la nationalité de la marque
France
ALPINE

Chapitres
Alpine A110 TDF 1972 Aseptogyl Macadam 1/20

Les Alpines sont quelquefois désignées comme étant " les poubelles en résine parmi les plus chères du monde " !!! Cette comparaison fait allusion au matériau ainsi qu'aux deux poignées qui ornent chaque côté de ces voitures sportives. Elle fait également allusion au coût exorbitant que des collectionneurs sont désormais prêts à payer pour s'octroyer un exemplaire de cette marque mythique. Ses débuts tumultueux, ses procédés de création très astucieux pour ne pas dire révolutionnaires et ses époustouflantes victoires en courses ont contribué à faire d'Alpine une véritable marque de légende.
Renault SG2 assistance course Alpine 1/43
  • Ses débuts sont en effet charmants : la première Alpine a été créée par Jean Rédélé à partir des soubassements d'une Renault 4CV. Sa sœur, la A110, va propulser la marque vers des sommets grâce à une bande de copains qui ne comptera pas son investissement, tant personnel que financier.
  • Les protagonistes qui s'attèleront à façonner les différents bolides ne manquent pas non plus d'imagination : les différents éléments de carrosserie de la 106 mille miles sont ainsi tous constitués de polyester. La A110 (aussi appelée Berlinette) est en outre équipée d'un châssis poutre révolutionnaire et d'un moteur Gordini.
  • Alpine doit surtout sa renommée aux courses : elle va ainsi enseigner l'école de la glisse à de nombreux pilotes et se révéler être une véritable bête de course. Le bolide qu'est la A110 glanera une quantité impressionnante de victoires.
L'esprit d'Alpine est encore bien présent de nos jours. En effet, le V6 2l mono turbo, victorieux au Mans en 1978, préfigurera les formules 1 Renault. La marque a ainsi donné naissance à Renault Sport qui permettra encore de découvrir des pilotes tels que Arnoux, Prost, Jabouille (voir la liste à la fin du texte). Renault aurait pu poursuivre l'aventure Alpine. Cela lui aurait permis de vendre des véhicules de sport comme d'autres constructeurs le font : Fiat avec Ferrari, Ford avec Jaguar et Aston Martin… Mais, pour l'heure, le sujet est encore tabou !

L'histoire

 
Le plus jeune concessionnaire de France
L'aventure de Jean Rédélé, le créateur de la marque, commence dans un garage Renault, à Dieppe. Plus précisément dans le garage de son père qu'il découvre en ruine après les différents bombardements de la seconde guerre mondiale. La décision est prise de le remettre en état. Jean a un diplôme d'HEC en poche. Mais il n'a que 24 ans. Il devient alors le plus jeune concessionnaire Renault de France. A cette époque, il y a encore peu de véhicules Renault à vendre. Pour compléter son activité, Jean Rédélé se lance dans le négoce de véhicules issus de surplus américains. En 1948, la présentation de la 4CV Renault lui assure le développement de son fond de commerce. Cette voiture, qui permet de savourer les congés payés, commence à motoriser la France. Ses ventes vont exploser. Mais, avant de pouvoir en prendre possession, il faut patienter… un bon moment. C'était l'époque où il fallait savoir attendre une voiture !

 
Un délinquant routier avant l'heure
Au volant de la 4CV, Jean Rédélé découvre le réel potentiel de cette voiture. Il propose une course à un concessionnaire de la région qui prétendait qu'une Peugeot 203 était plus rapide qu'une 4CV Renault. Les voilà donc lancés dans une course improvisée, de Dieppe à Rouen. Le vainqueur ? Jean Rédélé bien sûr, au volant de sa 4CV. Cette victoire lui donne des ailes. Il inscrit sa voiture au Rallye de Dieppe, qu'il remporte. Ses voitures vont aussi se montrer très habiles dans divers rallyes, tels que le Rallye Monte Carlo (RMC), le Tour de France et la Coupe des Alpes. C'est cependant la sortie de la 1063 (une version course de la Renault 4CV), en 1952, qui va permettre aux 4CV d'écumer les différents rallyes. Jean Rédélé passe même l'arrivée avant que les commissaires de courses ne soient en place lors de l'une de ces courses !

Renault 4cv découvrable Heller 1/43 Alpine A106 1/43

 
A l'aise dans les Alpes
Lors de la Coupe des Alpes précédemment citée, la voiture semble être terriblement à l'aise sur son terrain. C'est un signe pour Jean Rédélé qui décide que le nom de sa firme sera Alpine. Cette dernière va servir à redonner au sport automobile français sa splendeur d'avant-guerre. Pour cela, Jean se met en rapport avec le carrossier italien Giovanni Michelotti. Il lui porte main forte pour dessiner une voiture de sport en aluminium. Elle sera cependant produite par Allemano, un carrossier turinois. En 1953, Jean remporte à son bord le Rallye de Dieppe. La licence de ce véhicule sera vendue à un industriel américain. C'est un modèle bien abouti qui sera présenté en 1954 à New-York sous le nom de " The Marquis ". Il n'aura cependant pas d'issue commerciale.

 
Le polyester, c'est d'enfer !
En 1955, Jean Rédélé rencontre les frères Chappe. Ces derniers donneront naissance aux fameuses CG en s'associant avec Gessalin. Ce sont des spécialistes du moulage du polyester. Ils vont s'atteler au lancement de l'A106 d'une façon toute à fait originale. Ils créent en effet un coupé en acier qui leur servira par la suite de moule pour fabriquer les différents éléments en polyester. Le procédé est très astucieux : alors que les autres constructeurs fabriquent directement le prototype en polyester et le dupliquent, Jean Rédélé économise la fabrication de matrices nécessaires à la mise en série ultérieure. L'A106 mille miles est née. En juillet de cette même année, Jean Rédélé présente ses trois coupés A106 (un bleu, un blanc et un rouge) à Pierre Dreyfus alors PDG de la Régie Renault. Ce dernier lui fournit les châssis et le moteur 4CV. En septembre, Jean présente ses Alpine aux journalistes, puis au public, lors du Salon de Paris. Son rêve devient réalité au travers de la naissance de cette marque.

 
La compétition comme publicité
En grand chef d'entreprise, Jean Rédélé sait que, pour vendre ses voitures, il leur faut une bonne publicité. Pour des voitures de sport, la meilleure des publicités est bien évidemment la course automobile. Il inscrit donc ses voitures dans un maximum de compétitions de tous niveaux. La A106 emprunte de nombreuses pièces à la 4CV (la plateforme, les trains roulants et la base mécanique de la 1063), mais aussi à la Renault Frégate (sa lunette arrière servira de pare-brise à la A106 !). Cet assemblage, auquel peut s'ajouter une boîte 5 en option, autorise un bon 150 km/h ! En 1956, la A106 termine première de sa catégorie dans différentes courses. Alpine glane ses premières victoires à la Mille Miglia, à la Mille Miles et à la Coupe des Alpes.

Alpine A108 cabriolet ferme Verem 1/43 Alpine A108 cabriolet ouvert Verem 1/43

 
Des combinaisons modulables
Renault propose la version Gordini de sa Dauphine en 1958. Cette voiture officialise le partenariat avec le motoriste Amédée Gordini qui propose désormais ses moteurs pour les versions sportives de la gamme Renault. Jean Rédélé pourra par conséquent en bénéficier pour sa marque. Avec l'aide du carrossier Giovanni Michelotti, Jean Rédélé crée la A108. Sa forme annonce déjà la A110. La A108 utilise les moteurs de la Dauphine. Elle a sa carrosserie fabriquée entièrement chez Alpine à Dieppe. En 1959, un coupé équipé d'un châssis poutre maison (une poutre centrale sur laquelle sont raccrochés le train avant et le train arrière motopropulseur) est proposé à la vente. Cette même année, Jean présente la GT4, un élégant coupé 2+2. Sur toute la gamme, les motorisations vont du 745 au 904 cm3 de 60CV. Les boîtes de vitesses annoncent quant à elles de 3 à 5 rapports. Les combinaisons sont modulables. Les désirs des clients sont exaucés !

Alpine GT4 Paradcar 1/43 Alpine Coupe 2+2 Paradcar 1/43

 
De l'artisanat à l'industrialisation
La marque Alpine acquiert ses lettres de noblesse.

  • 1960 : lors de la présentation de la A108 Tour de France, l'entreprise passe de la production artisanale à celle en série.
  • 1963 : la Berlinette A108, qui ne peut recevoir le moteur 5 paliers de la R8, impose la création de la A110 qui a son 'arrière rallongé. Cette petite bombe va véritablement propulser Alpine sur les plus hautes marches des podiums des différents rallyes.
Les motorisations, revues par le préparateur moteur réputé Mignotet, proposent maintenant 70CV pour une cylindrée de 998 cm3. L'équipement des versions compétition est complété d'une direction directe, d'une boîte de vitesses à 5 rapports et de suspensions modifiées appelées Mille Miles. Les coques moulées en résine de polyester sont désormais armées de fibre de verre.
  • 1964 : victoire d'Alpine dans la catégorie 1000 cm3 au Rallye Monte Carlo.
  • 1967 : présentation de la A110 1500 cm3. Elle reprend le moteur de la R16, comme la Lotus Europa. Le montage de ce plus gros moteur imposera le déplacement du radiateur de refroidissement moteur vers l'avant du véhicule.

 
Succès commercial
Les ventes d'Alpine se portent bien. Alpine A110 Universal Hobbies 1/43

  • 1968 : la marque peut se permettre de faire venir de grands pilotes, tels que Darniche et Nicolas, pour piloter la A110.
  • 1970 : la A110 1600 inaugure la nouvelle usine Alpine située dans la zone industrielle de Dieppe. Le centre Alpine d'Epinay-sur-Seine est mis en service pour assurer l'après-vente et la distribution des véhicules. La A110 est fabriquée sous licence dans différents pays : Brésil (Willys Interlagos), Espagne (FASA).
  • 1971 : présentation de l'A310. Cet élégant 2+2, motorisé par un 4 cylindres 1600 cm3 de 140CV, provient une nouvelle fois de chez Renault. Il va chercher à imiter les Porsche 911. Cependant, sa sortie hâtive démontre un manque de mise au point qui va coûter cher à Alpine. La carrosserie, toujours en polyester stratifié, intègre un arceau et enferme le châssis poutre cher à Alpine.
  • 1971 : les Berlinettes sont aux premières places dans toutes les courses. Les résultats des Rallyes ont un fort impact sur les ventes qui ne cessent de progresser.

 
Renault prend possession d'Alpine
Le 1er janvier 1973, Renault prend des parts du capital d'Alpine et en devient l'actionnaire majoritaire. Les multiples victoires de la A110 boostent encore la demande. Toujours obnubilé par la performance, Mignotet travaille sur la base du 1255 Gordini provenant de la Renault R8. Il en arrive à des cylindrées de 1296 et 1440 cm3. En 1973, après avoir remporté pratiquement toutes les courses de la saison, la Berlinette est sacrée championne du monde des Rallyes. La hausse du prix du pétrole et les limitations de vitesse vont cependant donner un coup de frein aux ventes d'Alpine. Ainsi, la A310, lancée deux ans plus tôt, n'obtient pas les résultats sportifs escomptés. Elle sera boudée au niveau commercial. La presse critique également sa sous-motorisation. Un handicap qui ne sera levé qu'en 1976, lorsque le PRV (V6 Peugeot, Renault et Volvo) sera enfin monté dans cette voiture. C'est d'ailleurs à ce moment-là que les ventes de ce modèle reprennent.

  • 1977 : Jean Rédélé se retire de son poste de PDG. La Berlinette est arrêtée après fabrication de 7500 unités.
  • 1978 : Renault reprend l'usine de Dieppe afin d'assembler les prochaines Alpine.
Malgré l'adoption du V6, la A310 ne connaîtra pas le même succès que la A110. La remplaçante de la A310 sera l'Alpine GT. Elle s'appellera GTA dans sa version à moteur atmosphérique et GT Turbo dans sa version turbo compressé.
Alpine A310 civile Solido 1/43 Alpine A610 Turbo GTS 1/43

 
Baisse de performance
La GT est présentée en 1985. Comme sa devancière la A310, elle ne sera pas bien accueillie par la presse. Il lui est notamment reproché son intérieur luxueux et son absence de sportivité. Pourtant, la qualité s'est considérablement améliorée. Les séries spéciales, boudées par les clients, ne vont pas non plus contribuer à relancer les ventes. En 1990, Renault tente de redonner à Alpine son identité en supprimant toute référence au losange. Autre coup porté à la marque : la dépollution. Le montage de pots catalytiques diminue les performances des moteurs. La dépollution enlève à ce coupé déjà lourd toute prétention sportive. La remplaçante des GT, à savoir la A610, n'aura cependant pas le succès escompté. Alors que l'on pense Alpine perdue à jamais, la A610 est présentée à Genève en 1991. Ce coupé deviendra cependant de plus en plus cossu, avec intérieur cuir, mini-chaîne ou encore climatisation. Ces équipements, outre le fait d'augmenter le poids, auront comme inconvénient principal de majorer le prix de vente. Malgré une augmentation importante de puissance, ce modèle ne pourra rivaliser avec les Porsche qu'il cherchait à concurrencer. Qui plus est, la A610 n'en aura pas la sportivité. Ce modèle est ainsi resté confidentiel. II a été produit à 762 exemplaires.

Renault Megane Cabriolet Norev 1/43 Moteur Renault Gordini V6 1.5 litres

 
Abandonnée par Renault en 1995
L'arrêt de la production de la A610 conduit Renault à utiliser ce moyen de production pour assembler des Espace, puis des Spider. L'assemblage de Mégane cabriolet est initié en 1997, ainsi que celui de Clio 16 soupapes. Après avoir produit 27000 voitures en 40 ans, la marque Alpine va purement et simplement être abandonnée par Renault en 1995. Cette fin vient logiquement clore une politique engagée par Renault dans les années 1980. Cette politique avait débuté par un remplacement trop tardif de la A310 vieillissante. Elle se poursuivra en s'éloignant toujours plus de l'esprit sportif d'origine d'Alpine. En effet, les modèles ne cesseront de s'embourgeoiser avant d'être abandonnés. On parlera bien d'une héritière de la Berlinette. Mais le projet W71 restera dans les cartons, laissant les passionnés d'Alpine sur leur faim. C'est, à mon avis, une bien triste fin pour une firme ayant donné à Renault deux titres de Rallye, une victoire au Mans et de sérieuses bases pour son équipe de Formule 1. Celle-ci utilisera le V6 Turbocompressé jusqu'en 1986.


Alpine M63 sans toit Jielge 1/43 La compétition

 
L'aventure du Mans
Conjointement aux productions de séries, Rédélé se lance en 1963 dans l'aventure des sports prototypes et donc des 24 Heures du Mans. Il prend le pas sur son rival René Bonnet à qui Renault fournit également des mécaniques. En 1964, le 1100 cm3, préparé par Amédée Gordini, ouvre également la voie des formules 2 et 3. Il possède un châssis unique, inspiré de la Lotus, la référence à l'époque. José Rosinski, journaliste chez Sport Auto et pilote (voyez à la fin de cet article la liste des différents pilotes ayant contribué à la renommée d'Alpine), est chargé de créer le département compétition d'Alpine. Il a pour challenge de tout organiser afin que le rêve de la bande de copains d'origine - courir en compétition - se réalise. Ces gais lurons vont mener leur barque jusqu'à obtenir des résultats impressionnants.

 

En route vers la consécration

Alpine A220 LM 1968 solido 1/43

  • 1963 : les M63 voient le jour avec le moteur Gordini autorisant un bon 220 km/h.
  • 1964 : les M64, remplaçantes des M63 sans leurs défauts de jeunesse, sont présentées sur la grille des 24 Heures du Mans. Elles remportent l'indice énergétique qui récompense les véhicules ayant consommé le moins de carburant. Cette victoire donne à Alpine une dimension internationale.
  • 1965 : Alpine revient au Mans, sans succès. Aucune des cinq voitures ne termine la course. En fin de saison, à Reims, ces voitures auront leur revanche en remportant leur classe.
  • 1966 : Au Mans, six voitures sont cette fois-ci équipées du 1300 cm3 de la R8 Gordini. Les performances de cette dernière ont en outre évoluées. L'accroissement de cylindrée, et donc de puissance, permet à Alpine de pouvoir enfin battre les FIAT Abarth. Quatre d'entre elles sont aux premières places. Ces victoires effacent le manque de résultats de 1965.
  • 1967 : Gordini travaille sur un gros moteur, un 3000 cm3 formé de deux groupes 4 cylindres accolés en V à 90 degrés.
  • 1968 : Ce V8 apparaît sur les A210. Les événements de mai repoussent les 24 Heures du Mans. Cela permet du coup l'inscription de la voiture pour une lutte au sommet en 3 litres. La A220 est engagée au Mans. Sa carrosserie est modifiée afin que le V8 puisse y entrer ! Malheureusement, la mieux placée des voitures terminera en huitième position cette année-là.
  • 1969 : Alpine et Renault se retirent de la compétition en Prototype. La cause ? Le moteur V8, déjà dépassé alors qu'il n'a jamais été performant. Il est vrai que deux moteurs collés pour n'en faire qu'un seul n'égaleront jamais un moteur tout neuf…
L'arrêt des Prototypes libère du temps pour les monoplaces. Celles-ci, travaillées par Gordini et Mignotet ne vont cesser de gagner en puissance. En 1976, Alpine se relance dans les courses d'endurance en présentant la A440 et ces héritières. Elles mèneront à la A442B qui, en 1978, remportera l'épreuve Mancelle aux mains de Pironi, Jaussaud et Jabouille. Passée cette date, il ne sera plus question d'Alpine mais de modèles Renault étudiés et développés par Renault Sport qui intègre les ateliers de Gordini à Viry-Châtillon.
Alpine A441 Solido 1/43 Alpine A442 LM Bendix Ixo 1/43

 
En place pour la F3, la F2 puis la F1

  • 1964 : Le Champion de France de Formule 3 est remporté par Grandsire qui a repoussé l'assaut des Anglais.
  • 1965 : pour les formules, la concurrence est française, avec la suprématie de Matra motorisée par Cosworth.
  • 1966 : Alpine, liée à Renault et Gordini, obtient des moteurs pour la F2. De nouveaux pilotes arrivent. Ils sont issus des formules de promotion du volant Shell créé en 1965.
  • 1967 : Une mauvaise année. Aucune victoire en formule.
  • 1968 : Arrivée d'une nouvelle formule de promotion. Tenté par les Formule France ou FF, Rédélé modifie sa F3 afin de participer à cette formule animée. Alpine n'est cependant pas prête pour aligner ces voitures sur la ligne de départ. Elle va laisser la porte ouverte à Grac qui glane toutes les victoires. Faute de résultats, la F2 est abandonnée.
  • 1969 : En F3, Jabouille arrache la victoire à Monthléry et se classe 3e au championnat de France.
Alpine domine le début de saison 1970 en Formule France. Mais c'est en 1971 que l'on assiste à la consécration : Serpaggi et Leclère remportent presque toutes les épreuves de la saison. Le Criterium est remporté par Leclère. En F3, Depailler est déclaré champion de France devant Jabouille, mettant Alpine au cœur de toutes les discussions sportives. De nouvelles F3 et Formule France font leur apparition en 1972. Les ouies d'aération des carénages moteurs leur laisseront le surnom de dinosaures. Leclère est sacré champion de France devant Serpaggi qui est pour sa part 3eme. En 1973, en F2 et FF, la lutte avec Martini est perdue. Le choc pétrolier impose à Alpine de se retirer des compétitions de monoplaces. En 1976, Alpine s'essaye à la F1. La A500 est équipée d'un V6 de 1500 cm3 turbocompressé. Elle est pilotée par Jabouille. En sport prototype, une évolution de ce V6 turbocompressé porté à 2000 cm3 mènera Alpine à la victoire aux 24 Heures du Mans de 1978. A compter de cette date, l'aventure Alpine va se poursuivre sous la bannière de Renault Sport. Le 1500 cm3 va poursuivre une brillante carrière en formule 1. Jusqu'en 1983, il motorisera les monoplaces Renault aux mains de Prost, avant de terminer sa carrière entre celles de Senna chez Lotus en 1986.
Alpine F3 Solido 1/43 Renault F1 BD01 Hobby2000 1/43

 
Le Rallye
Tout comme la A106 remportait de multiples courses dès sa parution, la A110 gagne de nombreux Rallyes en 1969. Cette voiture commence à démontrer son potentiel, tant aux mains de pilotes officiels que de pilotes privés. En 1970, la A110 est aux mains des quatre mousquetaires, Jean Claude Andruet, Bernard Darniche, Jean Pierre Nicolas et Jean Luc Thérier. Elle remporte 12 épreuves sur les 21 que compte le championnat. Le titre de champion du monde de Rallyes est cependant raté de quatre petits points. Mais ce n'est que partie remise.

  • 1971 : Porsche est absente des rallyes. Profitant de l'absence de concurrence, les Berlinette en raflent toutes les premières places. La Berlinette est sacrée championne d'Europe des Rallyes après avoir réalisé un triplé au Rallye de Monte-Carlo. Ce résultat de compétition a un impact direct sur les ventes qui décuplent.
  • 1972 : C'est le calme plat, la A110 1800 n'étant pas encore homologuée.
  • 1973 : La A110 est sacrée championne du monde des Rallyes devant FIAT.
  • 1974 : La A310 de Darniche remporte pour la première fois une course où elle est inscrite.
  • 1976 : Après une année de vaches maigres, Delaval et Frequelin emportent la victoire avec la A310. Cela change le regard des clients vis-à-vis de cette voiture mal ou pas acceptée en tant qu'héritière de la A110.
  • 1977 : Frequelin réussit à sacrer la A310 Champion de France des Rallyes.
Nombre de A110 et de A310 termineront une carrière brillante aux mains de particuliers concourant pour leur plaisir dans différentes compétitions comme le Rallye Cross où elles gagneront encore quelques courses.
Alpine A108 TDF Verem 1/43 Alpine A110 RMC 1971 Bburago 1/18

 
Quelques célèbres pilotes d'Alpine
Voici quelques pilotes ayant participé à la légende d'Alpine : Patrick Tambay, Leclère Michel, Depailler Patrick, Francois Cevert, Grandsire, Jean Vinatier, Mauro Bianchi, José Rosinski, Didier Pironi, Jean Pierre Jaussaud, Gerard Larousse, Jean Pierre Jabouille, Alain Serpaggi, Jean Claude Andruet, Ove Anderson, Guy Frequelin, Jean Luc Thérier, Jacques Cheinisse, Bernard Darniche, Jean Pierre Nicolas, René Arnoux, Alain Prost, Ayrton Senna, et tant d'autres hommes plus ou moins illustres...

Alpine A110 RMC 1973 Solido 1/43