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CUGNOT

Chapitres


La première traction !
En réussissant à dompter la vapeur en 1770, Nicolas-Joseph Cugnot écrit l'une des premières pages de l'histoire de l'automobile. Cet ingénieur, lorrain d'origine, est en effet un véritable précurseur. On lui doit le Fardier, le premier véhicule mu par la vapeur (les véhicules fabriqués auparavant utilisaient le vent ou des ressorts). Notons également que cet inventeur était en avance sur son temps : en 1770, il connaissait déjà la soupape, la crémaillère et surtout la traction. Petit rappel historique : ce n'est qu'en 1900 que le moteur à pétrole supplanta la vapeur alors qu'avant, les deux types de propulsion se côtoyaient.

L'histoire

 
1763 : prototype du premier chariot à vapeur
Nicolas-Joseph Cugnot conçut le prototype du premier chariot à vapeur à Bruxelles en 1763. L'objectif premier était militaire : il fallait pouvoir transporter les très lourdes pièces d'artillerie sur les champs de bataille. L'engin fut expérimenté à Paris où il connut un grand succès auprès des nombreuses personnalités présentes. Parmi celles-ci, citons le général Gribeauval, ainsi que le ministre Choiseul qui en avait passé la commande.

 
Seul hic : cette machine fonctionnait de… 12 à 25 minutes seulement
Il fallait ensuite attendre un cycle complet : attente de refroidissement, démontage de la chaudière, remplissage de bois puis attente que la combustion du bois crée de la vapeur sous pression. L'engin était à nouveau opérationnel environ 3 heures plus tard.

 
Fardier Cugnot 1763 Brumm  1/43
1801 : premier accident de l'histoire de l'automobile !
Cugnot eut alors une deuxième commande pour un modèle plus perfectionné et plus volumineux qu'il termina en 1770. Le Fardier (tel était son nom) était capable de transporter des charges d'environ 4 tonnes. Autre hic : à vide, la chaudière était en porte-à-faux avant du châssis en bois. En plus de ne pas être très maniable, cet engin était donc, du coup, très instable. C'est peut-être ce qui lui valut, lors de son premier essai, de percuter un mur et de mettre ainsi fin à sa carrière en 1801 ! Selon certains, ce serait l'absence de freins, oubliés à la conception, qui aurait causé le premier accident de l'histoire de l'automobile…

 


Un système très ingénieux
Quoi qu'il en soit, le système était véritablement en avance sur son temps :

  • deux soupapes, une par cylindre, permettaient l'admission de la vapeur
  • un système complexe préfigurant le système bielle manivelle, (ce que l'on peut considérer comme une bielle puisque en bout de piston) attaquait un secteur cranté, à la façon d'un cliquet, permettant d'entraîner l'unique roue avant
  • La roue avant, commandée par une crémaillère rattachée à un guidon, permettait d'espérer diriger le véhicule (qui, heureusement, n'allait pas très vite !).
Vous pouvez aujourd'hui admirer une réplique du prototype N°2 (reconstruit après avoir percuté le mur) au Musée des arts et métiers de Paris : www.arts-et-metiers.net.