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DMC Chronologie de la nationalité de la marque
Etats Unis
De Lorean

Chapitres


La voiture de Retour vers le futur
Elle a tout le charme d'une voiture de sport... sauf la performance. Cette voiture, aussi originale que rare dans notre pays, émane des rêves les plus fous de John Zacchary De Lorean. Le souvenir de cette automobile reste attaché aux films Retour vers le futur 1, 2 et 3. L'histoire de cette voiture reste malgré tout un désastre financier. La recherche de modèles toujours plus sophistiqués, finira par être fatale à la marque. Cela est bien dommage car l'inox poli ainsi que son allure de show-car en font une voiture très raffinée. Elle aurait mieux vécue si elle était sortie dans une version simplifiée et plus accessible.

L'histoire

 
De Lorean DMC12 de “Retour vers le futur“ Vitesse 1/43 15 ans chez General Motor
A 27 ans, John Zacchary De Lorean sort de l'école Chrysler, son diplôme de technicien en poche. Il va vendre ses connaissances chez General Motor pendant 15 ans, puis chez Pontiac et Chevrolet. Ses talents de vendeur vont permettre à ces deux dernières marques une progression des ventes encore jamais rencontrée. A 47 ans, il est promu vice-président du groupe General Motor. Sa volonté d'ascension sociale, ses méthodes de gestion particulières et son arrogance y sont peu appréciées ; il démissionnera en 1973.

 
1975 : création de De Lorean Motor Compagny John Zacchary De Lorean peut enfin réaliser ses rêves : construire et conduire sa propre voiture de sport, voire inscrire son nom dans l'histoire automobile. Pour cela, il va soigneusement étudier la concurrence et, par la même occasion, démonter des Alpine A 310 V6. Il va de même faire jouer ses contacts et recruter tout le personnel nécessaire au lancement de sa marque. En 1975, les statuts de De Lorean Motor Compagny sont déposés.

 
Chevrolet Corvette et Porsche 911 n'ont qu'à bien se tenir
La recherche des fonds, articulée sur la persuasion des investisseurs, passe par un grand coup de pub : un communiqué de presse annonce que les Chevrolet Corvette et les Porsche 911 ont désormais un concurrent sérieux en la marque De Lorean. En 1978, la nouvelle usine de Dunmurry est construite en Irlande du Nord. Grâce à la générosité du gouvernement britannique - qui attendait en retour 3 000 emplois -, l'usine d'assemblage du nouveau modèle, la DMC 12, va pouvoir voir le jour.


 
De Lorean DMC12 Minichamps 1/43
De Lorean s'entoure des meilleurs... quitte à en payer le prix fort
De Lorean choisit les meilleurs :

  • Colin Chapman : celui-ci fournira une réplique du châssis poutre de la Lotus Esprit (dont seules les parties en carbone changent), qui sera vendue à prix d'or. Lotus réalisera une très bonne opération avec ce clone.
  • Giugiaro : il s'occupera de la carrosserie, respectant scrupuleusement le cahier des charges de De Lorean qui voulait absolument de l'acier inoxydable (moins facile à travailler que de la tôle et acheté très cher en Allemagne). Les portes papillon visant à faciliter l'accès à l'intérieur sont également une demande de De Lorean. Cependant, elles coûteront très cher à De Lorean d'une part pour la mise au point, mais aussi pour les retours réseau à cause des fuites qu'elles généreront.
  • Le PRV (V6 Peugeot Renault Volvo) : prélevé sur les Volvo 260, il est le seul moteur capable de répondre aux normes anti-pollution, plus strictes aux USA. Cependant, la cylindrée de ce moteur, portée à 2850 cm3 au lieu de 2660 cm3 pour le Renault, ne laisse annoncer que 130 chevaux comparativement aux 150 des Alpine. Bien qu'elle fut envisagée, l'étude de motorisations différentes, prélevés chez Citroën pour le 4 cylindres et chez Ford pour le V6, ne débouchera pas par manque de temps.

 
Bilan : désastre financier, scandale judiciaire et échec commercial
La DMC 12 sera produite de 1981 à 1982 en 8000 exemplaires. Ils ne seront jamais proposés directement en France.

  • Point positif : la tenue de route. Grâce au châssis Lotus, la voiture est rivée à la route.
  • Point négatif : la carrosserie. Sa face avant déçoit car elle n'est pas très cohérente avec la ligne futuriste de la voiture.
L'intérieur quant à lui est très vaste pour une deux places, malgré un tunnel de transmission démesuré empiétant sur l'espace intérieur. Sur les six ans de cette aventure industrielle, 200 millions de dollars seront dispersés, clôturant l'histoire par une faillite qui conduira à un scandale judiciaire. De plus l'objectif initial de concurrencer les 911 et les Corvette ne sera jamais atteint. A cause peut-être d'un prix de vente supérieur à celui de ses concurrents, pour une puissance inférieure.