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Chronologie de la nationalité de la marque
France
SMART

Chapitres
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Smart a fêté ses dix ans en septembre 2008. Cette voiture citadine, dont le concept de base était un look fun, des couleurs vives et une capacité à se garer perpendiculairement à la chaussée, dépasse aujourd’hui le million d’exemplaires. Il est vrai que la voiture des « Bobos » ne s’est jamais autant vendue dans les grandes villes du monde. Les Américains eux-mêmes se l’arrachent. Attendons de voir l’accueil que la bourgeoisie chinoise va lui réserver. Ce succès a pu être difficilement concevable si on se penche sur son histoire jalonnée de nombreux problèmes : coût trop élevé, échec au test de l’élan et clientèle mal ciblée.
Laborieux, le lancement de cette voiture a ainsi été maintes fois différé. Début 2007, Smart a pris un nouveau départ avec le lancement de la nouvelle Fortwo. Très ressemblante à l’ancienne, elle tente d’en faire oublier les défauts. Faisons comme le préconise la publicité de la marque : « Ouvrons notre esprit ! » (Open your mind).

L'histoire

 
1990 : naissance de la Swatchmobile
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Cette histoire est initiée par Nicolas Hayek, homme d’innovation et PDG de SMH (la société qui prendra plus tard le nom de Swatch). Tout le concept de la Smart repose sur une étude qui démontre que, en agglomération, une automobile parcourt 30 kilomètres par jour, avec 1,2 personne à bord et qu’elle reste stationnée 90 % du temps. Il s’agit donc de créer une stricte deux places, de faible encombrement pouvant transporter de petits bagages. C’est en 1990 que l’étude de ce véhicule minimaliste urbain destiné aux jeunes est lancée conjointement avec l’école d’ingénieurs de Bienne. Cette voiture deviendra la Swatchmobile puis Smart Fortwo. Le cahier des charges de la Smart mène à un véhicule de milieu de gamme, simplifié à l’extrême, fiable, et qui plus est, attractif par son faible coût. Le concept s’inspire directement du succès obtenu par Nicolas Hayek avec les montres Swatch : production en très grande série, originalité et interchangeabilité des éléments. Ce dernier point autorise d’heureuses combinaisons suivant vos humeurs ou les saisons, comme le suggèrent les dépliants publicitaires.

  De multiples prétendants

Le projet est véritablement lancé en juin 1991, grâce à un partenariat avec Volkswagen. Ainsi naît la société SMH-Volkswagen SA. Le projet avance mais, en janvier 1993, Volkswagen se désengage de l’aventure. De multiples prétendants se manifestent. Mercedes-Benz, déjà lancé sur l’étude d'un véhicule de petite taille dès 1993, se montre le plus persuasif. En mars 1994, un contrat avec le groupe d’horlogerie SMH est signé afin de poursuivre le projet déjà bien avancé de la future Smart. Cette union aboutit à la naissance de la MCC (Micro Compact Car SA). Son siège est à Bienne (Suisse). 51 % des parts sont allemandes, détenues par Mercedes. Les 49 % restants sont la propriété du groupe suisse qui devient Swatch.  

1997 : première présentation de la Smart

Schuco_Piccolo_Smart_City_Coupe_1/87

Dès la fin de l’été 1994, les préoccupations de MCC tournent autour de la recherche d’un site de production. Mercedes dévoile le choix de son unique usine à la fin de l’année : Hambach (prononcez « Ambar »), en Moselle, fabriquera la Swatchmobile dans ses différentes versions. « Smartville » est née ! En 1995, Daimler Benz et Chrysler fusionnent pour créer la société Daimler Chrysler.

  • Mai : la future voiture est rebaptisée Smart Swatch Car.
  • Septembre : le concept est officiellement présenté au salon allemand de Francfort.
  • Octobre : la première pierre de l’usine de Hambach est posée.
  • Novembre : la société MCC France voit le jour.
  • Septembre 1996 : Smart reçoit le Grand Prix du Design 1996.
  • Juin 1997 : l’ancienne usine Daimler Benz de Berlin se reconvertit dans la fabrication des moteurs de Smart.
La nouvelle petite Smart est présentée pour la première fois en septembre 1997, au 87e salon de l'automobile de Francfort. Mais, alors que l’on approche de la série, SMH se désengage du projet en vendant une partie de ses parts à Mercedes. En octobre, les présidents français (Chirac), allemand (Kohl) et suisse (Cotti) inaugurent Smartville, le site de production mosellan. En décembre de la même année, SMH réduit encore sa participation offrant à Mercedes plus de poids dans ses décisions.

 
L’échec au test de l’élan retarde sa commercialisation

Le 18 décembre 1997, c’est l’horreur : la petite Smart rate le test de l’élan, également appelé test de la baïonnette. D’origine scandinave, ce test consiste à donner un violent coup de volant à droite puis à gauche, comme pour éviter un élan surgissant brusquement d’une forêt. Il permet de vérifier les aptitudes dynamiques d’une voiture en vue de son homologation. Au volant de la Smart, une femme, déstabilise la petite voiture au point de la retourner. De la femme ou de la voiture, qui est responsable ? Toujours est-il que cet incident porte un profond préjudice à MCC. La date de commercialisation est repoussée à juillet 1998. Pour ne pas rater une nouvelle fois le test de l’élan, la voiture subit de nombreuses et coûteuses modifications. La baisse de la garde au sol et le montage d’un système permettant le contrôle de trajectoire (ESP) sont désormais des équipements proposés de série.

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1998. La commercialisation est lancée dans neuf pays européens. En novembre 1998, Nicolas Hayek désengage totalement le groupe Swatch de l’aventure MCC. Désormais, MCC est détenu conjointement par Daimler Chrysler et la Sofirem une filiale de Charbonnage de France. En janvier 1999, Micro Compact Car est rebaptisé Micro Compact Car Smart. Les activités commerciales quittent la Suisse pour gagner Renningen, en Allemagne. Le 5 mars 1999, MCC annonce une baisse de plus de 450 euros sur tous ses tarifs. Il s’agit de contrer la concurrence et de lancer les ventes.

 
Créer la voiture de ses rêves sur le Net

Fin 1999, la Fortwo CDI (version diesel) est enfin disponible, alors que les véhicules sont vendus sur Internet. La démarche est réellement pionnière.
Sur http://www.smart.com , le client peut composer la voiture de ses rêves en ajoutant les options qui lui sont proposées. Le paiement en ligne est possible dans la majorité des pays. En France, une fois la réservation validée par un acompte demandé en ligne, l’affaire se conclut dans le Smart center le plus proche. La législation française interdit en effet la vente d’automobiles en ligne.

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Le concept de la Smart fait des émules. Des sociétés proposent ainsi des modèles à la location, décorés de publicités diverses et variées. Jean-Marie Bigard utilisera ce support pour promouvoir son spectacle du Stade de France. Des sociétés sur Internet proposent même de décorer votre propre Smart si elle est encore en bon état. Au début de l’année 2000, tandis que la version cabriolet de la Smart est présentée, Daimler Chrysler prend une participation à 34 % dans le capital de Mitsubishi. Cette année-là, MCC devient le premier constructeur automobile à introduire Internet dans ses voitures. La Smart & Business, dont la TVA est désormais récupérable, est proposée aux entreprises. L’année suivante, la Smart est disponible en conduite à gauche.

 
Le Smart art de vivre

L'exclusive Smart Crossblade, au look branché et ravageur, est présentée au salon de Genève en mars 2002. Elle est commercialisée en juin dans plus de 17 pays, en conduite à droite et à gauche. La City-Coupé subit quant à elle un lifting remodelant sa face avant. Afin d’aider à vendre la gamme, un concours est initié auprès des internautes autour du thème de la Smart dans la ville. Premier prix : la 50 000e Fortwo, décorée par le célèbre styliste Jean-Charles de Castelbajac. Ce créateur visionnaire a d’ailleurs conçu huit futurs collectors (K-Motine, Tygeroad, Rollywood, Comic Street, Kung Foudre, Cosmotik, Graph City et Psykedeluv). Pour profiter pleinement du Smart art de vivre une fois sorti de sa voiture, toute une ligne d’accessoires est proposée : modèles réduits, vêtements, casse-noix, lunettes, fauteuils, montres, crayons… De nombreuses et très belles miniatures sont disponibles du 1/87e au 1/12e, en versions télécommandées ou non. Le petit dernier de la famille peut ainsi jouer avec un doudou de Fortwo en attendant de pouvoir évoluer dans sa Smart à pédales !

Smart_Collection_De_Castelbajac Pub_Pour_Smart_Forfour

 
Une avalanche de nouveautés

En septembre 2002, Micro Compact Car Smart change une nouvelle fois de nom pour adopter celui de Smart. La nouvelle chaîne de fabrication Smart Mal est implantée dans l’usine d’Hambach afin de lancer la production des Smart Roadster et Roadster-coupés. Pour ses cinq ans, Smartville annonce la fabrication du 430 000e véhicule. En janvier 2003, Smart est présent dans vingt-quatre pays. Le modèle de l’année est le Roadster dans ces deux déclinaisons, très vite épaulé par la Forfour. Notez que, avec ses quatre portes et un habitacle prévu pour accueillir cinq personnes, le dernier modèle de la gamme est assez mal nommé en France. Conçue pour concurrencer les petites citadines des autres marques (206, Clio…), cette nouvelle voiture profite de l’alliance Mitsubishi-Mercedes pour intégrer des éléments issus des Colt japonaises. C’est ainsi qu’apparaissent les moteurs quatre cylindres essence fournis par Mitsubishi (de 68 à 95 CV). Les diesels sont quant à eux livrés par Mercedes (de 75 à 110 CV). Axé sur la sécurité, la Forfour utilise une cellule de sécurité appelée Tridion. Les airbags frontaux et latéraux sont proposés en série.

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En avril 2003, une nouvelle surprise apparaît au catalogue. Brabus, le célèbre préparateur de Mercedes qui vient d’intégrer le groupe, propose une version vitaminée de toute la gamme. La Fortwo, le Roadster et la Forfour en versions Brabus se caractérisent par le montage de pneus plus larges sur jantes aluminium ainsi que par des accessoires de carrosserie et d’intérieur spécifiques (tapis, leviers siglés…). Elles bénéficient également de moteurs aux performances accrues. Le trois cylindres turbo de 700 cm3 offre 75 CV sur les City coupé et 101 CV sur le Roadster. Quant au quatre cylindres, il offre 177 CV sur les Forfour et donne ainsi à cette familiale des performances dignes d’une sportive.
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La réorganisation de 2005

Les résultats financiers de l’exercice 2004 ne sont pas bons. La pérennité de la marque est fortement remise en question : Smart n’a jamais rapporté d’argent à Mercedes et la rumeur d’un arrêt de production court. Début 2005, Mercedes officialise sa scission d’avec Smart. Daimler Chrysler chiffre le coût d’arrêt à plus d’un milliard d’euros. Les arguments pour jeter l’éponge ne manquent pas : les volumes initiaux de vente fixés à 200 000 unités n’ont jamais été atteints, la cible des véhicules bas de gamme n’a jamais été touchée, le haut de gamme condamne le site de production à des ruptures de stocks d’accessoires et le prix de vente est trop élevé en raison d’équipements rendus indispensables (ABS, ASR). Qui plus est, les Smart centers, les vitrines verticales en verre contenant 24 véhicules, sont difficiles à remplir. Ils ont un coût d’entretien très élevé en raison du système de climatisation réversible indispensable pour ne pas paralyser l'ascenseur l’hiver et ne pas laisser fondre les voitures l’été. Plutôt qu’un brutal coup de frein préjudiciable à son image, le constructeur allemand s’oriente vers une réorganisation. Simplification de la gamme à l’extrême, en ne conservant plus qu’un seul modèle, et diminution des coûts en réutilisant des organes Mitsubishi, sont les principales mesures mises en œuvre pour tenter de poursuivre l’aventure.

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La Fortwo assure sa descendance

On pourrait se méprendre, mais la nouvelle Fortwo est à 90 % différente de l’ancienne. En effet, le nouveau modèle Fortwo 2 commercialisé en avril 2007 est rabaissé de 7 cm, élargi de 4.4 cm et allongé de près de 20 cm pour gagner en stabilité. Certes, les créneaux perpendiculaires à la chaussée ne sont désormais plus possibles. Mais, avec ses feux remodelés, son intérieur repensé, son coffre plus volumineux, la nouvelle venue corrige les défauts de son aînée et répond aux normes US. Elle accuse du coup 60 kg de plus sur la balance. Côté motorisations, on assiste à une augmentation de puissance : le moteur essence fabriqué chez Mitsubishi annonce 61 CV pour 1000 cm3 tandis que le diesel gagne 4 précieux chevaux avec un passage à 800 cm3. Pour la version diesel, ces performances, liées à une faible consommation, permettent à la marque de rentrer dans le clan très fermé des rares constructeurs proposant un véhicule émettant moins de 90 grammes de CO2 par kilomètre (88 précisément). Sans doute aidé par la nouvelle boîte de vitesses robotisée 5 Vitesses. Champion du monde 2008 ! Minichamps_Smart_Fortwo_2007_1/18

 
Un second souffle avec la version hybride

La fin de l’année 2007 salue l’arrivée de la version cabriolet avec ses montants de toit intégrables dans le coffre et la trop attendue version hybride. Cette dernière, en version MHD, est équipée du système Stop et Start mis au point conjointement par Valeo et Gates. Elle est équipée d’un alterno-démarreur qui permet de couper automatiquement le moteur thermique essence en cas d’arrêt prolongé et de repartir sur le second moteur (électrique) dès la première sollicitation de l’accélérateur. Ce système permet d’abaisser les consommations de plus de 8 %. Combien de grammes de CO2 par kilomètre annoncerait un véhicule diesel couplé à ce système ?

 
Copiée, plagiée, la Smart fait des émules

Depuis les débuts de Smart, les versions électriques ou hybrides faisaient partie du concept de base. Ce ne sera cependant pas Smart qui proposera ces solutions techniques en premier. On les doit plutôt aux sociétés Zytek, et CMEC. La première, anglaise, présente en compétition et dans les technologies innovantes proposera une petite série de Fortwo électriques ainsi que des démonstrateurs hybrides utilisant la technologie des régulateurs électroniques. La deuxième est chinoise, spécialisée dans les petits véhicules électriques comme les voiturettes de golf. Elle tentera d’envahir l’Europe avec sa version électrique de la Fortwo. Le véhicule sera interdit avant d’entrer en production. Mais c’est Shuanghuan (Shijiazhuang Shuanghuan Automobile Co) une société chinoise, qui après quelques procès, va réussir à lancer la « Noble » en Europe. Son modèle équipé d’un moteur thermique ressemble comme deux gouttes d’eau à la Fortwo, à l’exception des quatre places qu’il propose. Smart ne s’en laisse malgré tout pas compter. En réplique à cette grossière mais peu coûteuse copie, l’entreprise se lance dans la commercialisation de l’original sur le sol chinois. Alors que ses ventes explosent aux USA, il semblerait que Smart ait le vent en poupe ! Attendons de connaître la suite…

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