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Chronologie de la nationalité de la marque
France Allemagne France
MAJORETTE

Chapitres


Renault 4 JP4 1/63 Peu onéreuse, accessible à tous dans les supermarchés et dotée de couleurs attractives…
Des qualificatifs qui permettent de comprendre pourquoi tous les enfants ont eu un jour ou l'autre une Majorette (www.majorette.com) entre leurs mains. En 1975, je pouvais en avoir une pour… 5 F ! Longtemps à l'échelle 1/63 et en zamac, ces miniatures disposent de sièges moulés en plastique et de vitrage.

Mais certaines d'entre elles vieillissent mal :
fragilité de certains modèles (cf la caisse BMW 30csl) ou d'accessoires (cf le parasol de la Dyane Marhadja). C'est en outre le concurrent direct de Matchbox (www.matchbox.fr), qui a l'avantage d'avoir des modèles mieux finis et plus robustes.

Ferrari 365 GTB 1/24


L'histoire

 
Majorette, Solido, Verem, Norev ont le même PDG : Emile Véron
L'histoire de Majorette est étroitement liée à celles de Solido (www.solido.fr), de Verem et de Norev (www.norev.fr) qui ont connu le même PDG, Emile Véron. En effet, à la suite de divergences entre les deux frères Véron, Emile quitte l'entreprise Norev et fonde en 1961 " Rail-Route Jouets " à Lyon qui deviendra, en 1966, Majorette. La production, en métal et accessoires en plastique, copie Matchbox pour ses échelles. En 1977, Majorette est introduite en bourse et Emile Véron distribue des actions à ses salariés. Il rachète Solido la même année. Antimilitariste, Véron s'oppose à la reprise de la gamme militaire.

 
L'empire de Véron devient tentaculaire :

  • une fabrication de 400 000 miniatures par jour
  • une commercialisation dans 60 pays
  • la direction des sociétés Majorette Distribution SA prend en charge la distribution des produits Solido, Verem, Majorette-Pub et de Solido-Pub.

 
Dune Buggy 1/40


Une délocalisation tardive amorce le déclin
Contrairement à ses concurrents, Véron ne comprend pas assez vite l'intérêt de se délocaliser dans le Sud-Est asiatique. En 1986, il achète tout de même une usine à Nava Nakorn en Thaïlande, pour produire des modèles moins onéreux. Cela n'empêche pas le déclin. La marque placée en liquidation judiciaire en 1992 est vendue à Idéal Loisirs en 1993 tandis qu'Emile Véron crée la société SIBO. Avec la Société Nouvelle Majorette SA se met en place une stratégie de diversification. Des modèles de collection en sous-traitance (Anson, Yat Ming) seront même distribués sous le nom de Majorette.

 

Chevrolet Corvette Sting Ray 1963 1/40


Triumph-Adler AG reprend le flambeau en 1996
Triumph-Adler AG est un fabricant de machines bureautiques, qui opère également dans les domaines de la santé, de la construction et du jouet. Il va s'efforcer de reconstruire l'image vieillissante de Majorette :

  • nouveau logo
  • premières motos miniatures au 1/18 des " Play concept " (véhicules intégrés à une aire de jeux)
  • voitures radiocommandées
  • militaires des Squad Forces…
L'entreprise envisage même la création de jeux vidéos. Mais, en 2000, Majorette doit revendre des biens et affiche d'importantes pertes.

 
Renault Master T35 1/43

L'usine-mère ferme en 2002
L'entreprise a souffert, entre autres, de la hausse du prix du plastique. En 2001, elle ferme son bureau d'étude, Majopub et toute la production. L'usine-mère fermera, elle, en 2002. Les ouvriers thaïlandais, dont le salaire est plus bas que celui des Français, se chargent de l'activité fabrication.
En 2003, Triumph-Adler spécialiste allemand de la bureautique (propriétaire d'Olivetti) choisit de se concentrer sur son métier de base ; il se désengage de tout le reste, y compris de Majorette Toys. La production continue malgré tout.









L'après

 
Coup de théâtre en 2003 : Majorette Toys est racheté par Smoby
Le groupe jurassien Smoby permet à Majorette de redevenir une société française. Toute la production se fera cependant en Tchéquie afin d'essayer de classer l'entreprise dans les dix premiers fabricants de jouets au monde. Les cultures semblent complémentaires : Smoby (www.smoby.com) occupe à 60 % le segment des jouets pour les petites filles grâce à ses jouets en plastique (d'été ou de Noël), et Majorette semble contenter les garçons avec les multiples petites voitures proposées. Après sept plans sociaux, passant de plus de 1000 salariés à moins de 100, Majorette a-t-elle un avenir ?